Accueil

La géographie au service de la réduction des risques

Bien souvent segmentées, les approches visant à évaluer le risque tsunami se contentent tantôt d’évaluer l’aléa, tantôt d’estimer les enjeux et leurs vulnérabilités, ce bien souvent de manière disciplinaire. Les différents spécialistes des composantes du risque (géophysiciens, modélisateurs, géographes, économistes, sociologues, etc.) travaillent à des échelles différentes, parlent un langage qui leur est propre. Les opérationnels de la sécurité civile tentent tant bien que mal de puiser chez chacun des solutions de gestion de crise.

La géographie, science généraliste par excellence, est la plus à même de proposer une démarche pluridisciplinaire et intégrée pour l’évaluation des risques, apportant ainsi des solutions opérationnelles pour une meilleure gestion des risques et des crises.

La démarche adoptée dans mes différents travaux de recherche consiste ainsi à fédérer l’ensemble des composantes du risque pour une évaluation intégrée : diagnostic et cartographie des risques, études de perception, mise en place de programmes d’information et de prévention, retours d’expérience, conseil en gestion du risque et des crises.

 

A propos d’Alexandre Sahal

Spécialiste en gestion des risques « naturels » et en Systèmes d’Information Géographique (SIG, cartographie), Alexandre Sahal, Docteur en Géographie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, conseille les collectivités dans la gestion de leurs territoires.

Actuellement rattaché au Laboratoire de Géographie Physique CNRS de Meudon (UMR 8591), Alexandre Sahal a réalisé une thèse de Doctorat sur l’évaluation du risque Tsunami en France Métropolitaine et d’Outre-mer des Océans Indien (Réunion, Mayotte) et Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna) à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Cette thèse pluridisciplinaire s’inscrit dans une démarche intégrée de l’évaluation du risque, couvrant aussi bien les champs de l’étude historique de l’aléa, de la modélisation, de la cartographie des enjeux et de l’évaluation de leur endommagement potentiel (scénarios de risque), que ceux de la mise en place de plans de secours et de prévention (études de perception, simulations d’évacuations). Cette thèse s’est inscrite au cœur du programme « PREPARTOI » (www.prepartoi.fr).

Les travaux de recherche d’Alexandre Sahal sur le risque tsunami sont principalement financés par la Fondation MAIF, le Secrétariat d’Etat à l’Outre-Mer, la Commission Nationale Française auprès de l’UNESCO et l’ANR MAREMOTI (programme RiskNat ANR-08-RISKNAT-005-01/MAREMOTI).